what to do in Ottawa in winter

Activités hivernales pas banales au centre-ville d’Ottawa

Mon déménagement au centre-ville d’Ottawa cet été a été une agréable transition : j’y ai trouvé des pistes cyclables regorgeant de fleurs éclatantes, une abondance de festivals artistiques et des cours de yoga en plein-air sur la Colline du Parlement. Mais j’ai eu peur d’étouffer chez moi une fois les longs mois d’hiver arrivés. Mes peurs étaient infondées. Les cocktails chauds, les attractions « scintillantes » et les promenades hantées ne sont qu’un aperçu de toutes les activités hivernales emballantes que vous réserve le centre-ville.

Promenades historiques à Ottawa

Patinoire des rêves des Sénateurs , Ottawa
Merveilleux patinage à la Patinoire des rêves des Sénateurs (image : Tourisme Ottawa)

Les résidents du centre-ville n’hibernent pas, car ils ont (presque) tous un chien à promener, à commencer par moi. Je me suis fait de nouveaux amis au parc Minto et au parc de la Confédération, nimbés de la lueur féérique des décorations de Noël. Ce ne sont pas les monuments qui manquent, qu’on pense au mémorial des femmes assassinées ou victimes de violence (parc Minto), ou à la sculpture en mémoire des anciens combattants autochtones (parc de la Confédération).

Je déambule très souvent le long des rues gelées pour admirer les vieux manoirs. Mon préféré : une demeure d’inspiration néocoloniale espagnole construite au début du XXe siècle sur l’avenue Delaware (aujourd’hui l’ambassade arménienne, dont la cour avant accueille la sculpture « Armenia Immortal »). Elle se dresse du côté opposé au canal, qui est d’autant plus beau l’hiver. La passerelle Corktown, dont les rampes sont ornées de cadenas célébrant l’amour, offre des vues spectaculaires sur le Fairmont Château Laurier et le centre-ville. Elle permet aussi aux patineurs d’accéder au canal.

Non loin de là se trouve l’hôtel de ville d’Ottawa, un point de rassemblement pour les activités hivernales. Faire quelques pirouettes sur la Patinoire des rêves des Sénateurs est un bon moyen de s’ouvrir l’appétit pour savourer des queues de castor au kiosque en bordure de glace. J’adore me promener dans la cour de l’hôtel de ville pour admirer le mélange d’architecture historique et moderne. Le bureau du maire se situe dans un bâtiment en pierre de 1875 (qui ressemble à une église imposante avec son clocher et ses flèches de clocher). C’était au départ un établissement de formation d’enseignants. Jim Dean, de l’entreprise The Haunted Walk, m’a raconté qu’Eliza Bolton, une des premières instructrices, hante encore les lieux. Le centre-ville compterait en fait de nombreux bâtiments hantés. Le Lisgar Collegiate Institute, construit en 1873, en fait partie. L’un de ses fantômes serait une ancienne présidente des élèves qui aurait été décapitée par une couche de glace tombée du toit.

Culture éclatante

Sans surprise, le « château » seigneurial écossais datant de 1903 et accueillant aujourd’hui le Musée canadien de la nature est hanté lui aussi. « Les aspirateurs des agents d’entretien se débranchent régulièrement », raconte Jim Dean. Mais aucun fantôme en vue quand je suis allée visiter le musée avec mon mari lors de l’événement mensuel Nature Nocturne : chaque dernier vendredi du mois, le musée est le théâtre d’une fête gigantesque qui rassemble 2 000 personnes.

Nature Nocturne au Musée canadien de la nature
Faites la fête la nuit à Nature Nocturne au Musée canadien de la nature (image : Musée canadien de la nature)

Chacune de ces soirées a un thème. Lors de celle où nous étions, « Soyez brillant! », les noceurs en tenues luminescentes ont dansé dans la cour intérieure, fait du yoga « fluorescent » et appris une foule de détails éblouissants sur les insectes. Je prévois déjà participer à l’événement « Évasion tropicale ». Au programme : reggae, créations inspirées des papillons et collations à base d’insectes (excellente source de protéines)!

Le Centre national des Arts (CNA) et la Galerie d’art d’Ottawa (GAO) sont deux autres de mes institutions culturelles préférées. Récemment rénové, le CNA est doté de fenêtres du plancher au plafond qui offrent, le soir venu, un point de vue spectaculaire sur les magnifiques illuminations du Monument commémoratif de guerre du Canada,. Cet hiver, le CNA accueille des événements gratuits, notamment des discussions avant les représentations.

La GAO a récemment rouvert ses portes dans un bâtiment moderne des plus lumineux. L’entrée est gratuite, et les visites se terminent tard tous les soirs. Ma galerie préférée présente des œuvres d’A. Y. Jackson (et d’autres membres du Groupe des Sept) ainsi que des objets tels que les raquettes de Jackson. Le Jackson , au rez-de-chaussée, sert non seulement un excellent café, mais aussi des plats innovants pour le dîner et le souper.

Jackson Café, Ottawa
Au Jackson, vous adorerez le café, et le cachet tout autant (image : Adrien Williams)

Nourriture réconfortante

Puisqu’il est question de nourriture, la portion de la rue Somerset entre les rues Bank et O’Connor me rappelle une scène d’un roman de Charles Dickens, les globes de ses lampadaires de style ancien illuminant la chaussée enneigée. Nombre de ses demeures historiques sont aujourd’hui des adresses tendance pour boire et manger.

Le Fairouz*, qui propose « un voyage moderne au Moyen-Orient », est l’endroit tout désigné pour un rendez-vous amoureux. Mon mari et moi nous sommes installés à une table intimiste éclairée à la bougie pour déguster de nombreux plats à partager. Difficile de choisir un coup de cœur, mais la truite fourrée de fenouil ciselé et de zaatar rouge figure certainement au haut de la liste. Les assiettes sont des œuvres d’art, certaines ornées de fleurs comestibles, de paillettes d’or et d’épines-vinettes séchées.

Jabberwocky , Ottawa
Offrez-vous un cocktail chaud au Jabberwocky (image : Mailyne Briggs)

Le Jabberwocky, quelques numéros plus loin, combine une décoration amusante (comme les films muets projetés sur ses murs de brique), d’excellents cocktails et des collations véganes. Nous avons été surpris de constater que sa « poutine » (frites de manioc, ‘fromage’ de banane verte et de lait de coco, sauce jerk) était meilleure que l’originale. Le copropriétaire Tristan Bragaglia‑Murdock a même concocté un cocktail chaud pour l’hiver. Aux dires de son créateur, il se compose de « lait de licorne, de brandy espagnol et de liqueurs italiennes aux herbes et au chocolat, le tout mélangé à de l’horchata pour former une boisson riche en saveurs. »

Si la rue Somerset est un incontournable, les segments des rues Elgin et Bank qui traversent le centre-ville proposent aussi d’excellentes options côté nourriture et boissons. Au hasard de mes promenades, j’ai retrouvé la saveur de l’été à la crèmerie Moo Shu*. Même un soir de semaine glaciale, les gens faisaient la file pour se régaler des cornets à bulles (ou gaufres aux œufs) fraîchement préparés. Je les comprends! Les saveurs sortent assurément des sentiers battus. Ne trouvez-vous pas que « Wampus » (miel caramélisé, baies de genièvre et confiture de framboise) sonne comme un antidote parfait à la froideur ambiante?

Il y a tellement à faire cet hiver au centre-ville. Quand les températures remonteront, je m’aventurerai volontiers un peu plus loin. Mais pour l’instant, je suis bien heureuse de rester proche de la maison!

* Sites en anglais seulement

Image principale: James Peltzer

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