Une gracieuseté de Tourism and Culture, City of Hamilton. Quoi faire à Hamilton, Ville de l’Ontario

Quoi faire à Hamilton : une ville nouvelle

Hamilton brille de tous ses feux à l’heure actuelle — et je ne fais pas allusion à la pièce de Broadway. Il n’y a pas si longtemps, cette agglomération du sud-ouest de l’Ontario était encore considérée comme la ville de l’acier laide et sale que les Torontois croisaient en se rendant dans la pittoresque région vinicole du Niagara. Aujourd’hui, ils y déménagent en grand nombre. En janvier dernier, mon tour était venu de me joindre à l’exode.

Hamilton aujourd’hui

Hamilton a cependant bien plus à offrir aux exilés de Toronto que des maisons abordables pour premier acheteur, un coût de la vie moins élevé et la proximité de la nature. Depuis les dix dernières années, la ville connaît une transformation radicale et pourtant organique; le déclin du secteur manufacturier autrefois dominant, au début des années 2000, a aussi entraîné la chute des locations dans les quartiers défavorisés, permettant l’épanouissement de la scène artistique et musicale et de la restauration à Hamilton. Le centre-ville foisonne maintenant de tous les services offerts par les grandes villes : grands restaurants, réseau important de galeries d’art, commerces indépendants uniques en leur genre, le tout sans congestion, files d’attente interminables ni attitude pédante. Même les vedettes en parlent — durant un tournage récent dans la ville, Guillermo del Toro, le réalisateur des films Le Labyrinthe de Pan et Pacific Rim, ne cessait de vanter la ville sur Tweeter (site en anglais seulement).

Pour s’y rendre

Hamilton n’est qu’à 60 km à l’ouest de Toronto; vous pouvez vous y rendre en prenant un train direct (exploité par GO Transit). En semaine, les trains fonctionnent durant les heures d’affluence le matin à partir des gares GO Centre et West Harbour de Hamilton, et l’après-midi à partir de la gare Union de Toronto. (En dehors de ces heures, les trains en partance de Toronto arrêtent à Aldershot et sont reliés à Hamilton par un service de navette d’une durée de 10 minutes.)

Voici ce que je vous propose : prenez le train de Toronto le vendredi après-midi et tentez de visiter tous mes endroits préférés en 48 heures — après vous serez si fourbus et aurez une telle gueule de bois (mais avec le sourire béat d’avoir passé un week-end délirant), que vous vous fondrez sans peine dans la horde de zombies torontois qui retournent au travail le lundi matin.

James Street North

Je dois en grande partie ma transition facile au rythme de vie de Hamilton à la revitalisation de la rue James Street North, l’artère du centre-ville qui, au cours de la dernière décennie, est devenue le carrefour culturel de la ville. Elle me rappelle le tronçon légendaire de la rue Queen Ouest à la fin des années 1980, où se côtoyaient boutiques excentriques, boîtes tendance et restaurants à l’ancienne.

Supercrawl, Une gracieuseté de Tourism and Culture, City of Hamilton, Quoi faire à Hamilton, Ville de l’Ontario
le Supercrawl. Une gracieuseté de Tourism and Culture, City of Hamilton.

Le deuxième vendredi soir de tous les mois, la rue est prise d’assaut par Art Crawl. Les galeries d’art qui ont pignon sur rue font toutes leur vernissage la même soirée, créant ainsi une atmosphère animée qui semble plus civilisée et moins chaotique que l’événement annuel Nuit Blanche de Toronto. Les détaillants éclectiques de la rue — comme le marchand de fourniture d’arts et boutique de cadeaux Mixed Media (site en anglais seulement), l’emporium d’ameublement moderne Chaises Musicales (site en anglais seulement) et la boutique de souvenirs de la Fierté gaie The Hamilton Store  (site en anglais seulement)— se mettent aussi de la partie, en prolongeant leurs heures d’ouverture ou encore en tenant une vente de trottoir, alors que la cantina bohémienne The Brain  (page en anglais seulement) et le casse-croûte fusion Work (site en anglais seulement) sont des endroits rêvés pour siroter un verre en fin de soirée. En septembre, l’Art Crawl mensuel monte d’un cran et se mue en Supercrawl. La rue devient piétonnière pour la fin de semaine, où se mêlent musique en plein air, camions de cuisine de rue, vendeurs de vêtements rétro et installations d’art interactives qui attirent plus de 100 000 personnes.

Rue de la gastronomie

HAMBRGR, Quoi faire à Hamilton, Ville de l’Ontario
Un des excellents burgers de HAMBRGR. Crédit photo : Patricia Savoie – Brand manager chez Local Restaurant Groupe.

La rue King William est comme la petite sœur de la rue James Street North, reliées entre elles par l’édifice colossal de six étages, Lister Block, une merveille architecturale du 19e siècle longuement négligée, mais convertie en 2012 en un magnifique complexe commercial et à bureaux. Cette transformation a revitalisé la scène gastronomique de la rue King William, qui, pendant longtemps, sustentait la clientèle des spectacles présentés au Theatre Aquarius (site en anglais seulement) tout près. Elle est aujourd’hui la Mecque de la bouffe de tous les jours, version première classe. Les restaurants aux noms évocateurs HAMBRGR (site en anglais seulement) et FSH & CHP (site en anglais seulement)–l’absence de voyelles est intentionnelle– servent une version haut de gamme des mets éponymes des restos, alors que la taquéria The Mule (site en anglais seulement) sert ses plats au son de la musique hip-hop des années 1990. Et bientôt, la rue sera honorée par l’ouverture de The French (compte en anglais seulement), le petit frère branché du réputé gastropub The Aberdeen Tavern (site en anglais seulement) de l’autre côté de la rue.

La scène musicale de Frantic City

Des Teenage Head punk des années 1970 (qui ont surnommé leur ville natale ‘Frantic City’) au groupe chouchou Arkells, Hamilton a la réputation de donner naissance à des groupes aussi « métal » que l’acier qui sort de ses usines. Depuis les dernières années cependant, le succès international d’artistes de musique électronique comme Junior Boys et Jessy Lanza prouve au reste du monde que la scène musicale de Hamilton ne se limite pas au rock de garage. Qu’il s’agisse d’électropop steel (site en anglais seulement), de musique d’inspiration soul, d’avant-garde noise (site en anglais seulement), ou encore de hip-hop d’influence syrienne (site en anglais seulement), Hamilton soutient ses musiciens — il n’est pas rare de voir des foules assister à la première partie d’un spectacle d’un artiste local, puis s’esquiver avant que le chanteur vedette « étranger » monte sur scène.

Quoi faire à Hamilton, Ville de l’Ontario, Mills Hardwear
Une gracieuseté de The Paper Street Journal (@paperstreetjournal).

Les salles de spectacle de la ville sont à l’image de sa diversité. Comme son nom le laisse supposer, la boîte This Ain’t Hollywood (site en anglais seulement) mise sur sa réputation de laissée-pour-compte — avec ses murs en contreplaqué, ses rangées de vieilles télés et son décor punk. C’est la planque parfaite pour ceux qui aiment écouter leur musique à tue-tête et sans façon. Par contraste, à deux pas, le HAVN (site en anglais seulement), est un lieu intimiste idéal pour assister à des spectacles de musique folk-psychédélique ou électronique expérimentale dans un silence parfait, assis par terre comme à la maternelle. Organisant des activités en tous genres, des lancements de livres à des événements caritatifs, le Mills Hardware (site en anglais seulement) et ses murs de briques attirent aussi les grands artistes rock avec la salle la plus grande et la plus « classe » de Hamilton.

Située à quelques pâtés de maisons à l’ouest du centre-ville, The Casbah (site en anglais seulement), l’institution locale où s’alignent les canapés, dépeint parfaitement son style éclectique. (Récemment, on affichait le groupe dub-funk alchimiste Doomsquad, avec en première partie, The Barbarettes, un groupe de Sud-Coréennes chantant le doo-wop des années 1950.) De l’autre côté de la rue, en bordure du quartier Hess Village envahis par les étudiants, vous trouverez le Doors Pub (site en anglais seulement), un club/taquéria hybride où l’on croit que la meilleure façon de digérer un taco est de faire vibrer vos intestins au son de la musique thrash. (Cela montre bien que si Hamilton ne se définit plus par ses exportations d’acier, elle a encore de la place pour le métal hurlant.)

Il ne s’agit ici que des salles et des boîtes officielles. À Hamilton, des groupes peuvent se produire dans des entrepôts, des studios d’enregistrement et même chez les gens. Tenez-vous au courant des spectacles locaux des promoteurs itinérants Strangewaves pour avoir une entrée sur la scène fertile de la musique d’avant-garde.

 Je vous ai parlé de mes endroits favoris à visiter à Hamilton en soirée. D’autres articles vous feront connaître des quartiers qui se prêtent mieux aux explorations diurnes. Je vous indiquerai aussi comment profiter des merveilles naturelles d’Hamilton — on ne l’appelle pas la capitale des chutes du Canada.

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