Réflexion sur le leadership

Récemment, plusieurs événements significatifs m’ont fait réfléchir à l’influence qu’un bon leader peut avoir sur la vie des gens qui l’entourent.

J’ai commencé ma carrière en tant qu’avocat. Alors que j’étais encore à la faculté de droit, j’ai soumis ma candidature pour un emploi d’été dans l’un des plus grands cabinets du Canada. C’est là que j’ai rencontré l’homme qui m’a donné ma première chance. Il était capable de déceler et de cultiver le potentiel des gens autour de lui. Tristement, je ne suis arrivé à ce constat que lorsque j’ai assisté à ses funérailles il y a quelques jours. J’ai alors réalisé que c’était en grande partie grâce à lui que j’ai pu devenir le leader que je suis aujourd’hui. Travailler avec les autres, leur donner du coaching et des occasions de briller est au cœur de la définition d’un bon leader et d’une bonne personne d’affaires et le fait de me retrouver dans cette église, entouré de tous ces gens sur qui il avait eu une influence positive, fut une expérience des plus motivantes. J’espère simplement pouvoir être, moi aussi, un tel leader pour mes collègues chez VIA Rail.

Dans les jours qui ont suivi, le Financial Post a publié une entrevue que j’ai accordée dans le cadre de la série « Leçons de Leadership : Réflexion de PDG canadiens ». Ce fut une autre occasion de plus pour réfléchir à mon approche en tant que leader et de partager les leçons que j’ai apprises tout au long de ma carrière, depuis ce premier emploi d’été alors que j’étais étudiant en droit. Dans cet article, publié sous le titre original anglais “Why VIA Rail’s boss feels ‘getting his hands dirty’ is important” – « Pourquoi le patron de VIA Rail croit que se salir les mains est important » – je résume quelques-unes des leçons tirées de cet apprentissage. Pour être honnête, même si je n’ai jamais considéré que la façon dont je travaille me « salit les mains », j’ai appris rapidement de grands dirigeants que le leadership implique de gagner le respect de son équipe. Pour moi, cela signifie être membre à part entière de l’équipe, peu importe la tâche à accomplir.

La triste ironie du sort a voulu que les funérailles de mon mentor se tiennent le jour de mon anniversaire. De retour aux bureaux de VIA Rail, j’ai retrouvé mes collègues, qui sont eux aussi des gens que j’admire et avec qui j’apprécie travailler chaque jour. J’ai la chance et le grand privilège de diriger l’équipe incroyable de VIA Rail. Être à la tête de cette équipe est pour moi un honneur et j’ai le devoir de m’assurer, tout comme mon mentor et d’autres avant moi, que le potentiel de ceux qui m’entourent soit reconnu, cultivé et récompensé. À la mémoire de mon mentor, c’est une grande responsabilité à laquelle je me consacre corps et âme.

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